J’ai accouché d’une prof de yoga !

Ce que la maternité m'a appris sur mon corps, mon enseignement, et l'art de s'en foutre (pas toujours facile).

Cinq mois après le début de ma formation, je n’arrivais plus à suivre les vinyasa. Mon corps était lent. Lourd. Conséquence : je suis à la traîne dans ma propre formation.

Quand j’ai su que j’étais enceinte, ma première réaction n’était pas la panique, ni le doute mais plutôt une sorte de sérénité étrange. Je me suis dit : ça va me faire du bien. Continuer. Apprendre à habiter mon corps au moment précis où il commençait à changer. Tout bénef finalement.

Pendant cinq mois, j’ai pratiqué, étudié, respiré. Mon ventre grandissait. Mes vinyasa ralentissaient. Et la semaine de clôture du diplôme, pendant que tout le monde enchaînait, moi j’étais là, à survivre. Corps lent, souffle court, incapable de tenir le rythme. J’utilisais toutes les options dans chaque posture, revenant à la posture de l’enfant dès que je le pouvais.

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Pourquoi ce nom, Gang du Soleil ?